CINEMA: « PINOCCHIO »: sa meilleure adaptation au cinéma

« PINOCCHIO » : SA MEILLEURE ADAPTATION AU CINÉMA 

Matteo Garonne revisite Pinocchio en revenant aux racines authentiques d’un conte emblématique. 

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Il était une fois…non pas une roi ou une reine mais un simple bout de bois ….

taillé par erreur dans une bûche à brûler, par Gepetto, un pauvre menuisier italien; l’homme se rend compte que sa création prend vie et s’avère un pantin qui pleure, rit et parle comme un enfant.
Cette marionnette joueuse et turbulente baptisée Pinocchio (Frederico Lelapi) est considérée par le charpentier comme son propre fils.
Pinocchio multiplie les facéties et rencontre ou invente de nombreuses aventures. Son nez s’allonge à chaque mensonge…
Ce conte féerique de Carlo Collodi a fait le tour du monde et a logiquement fait l’objet de nombreuses adaptations au cinéma. Dont celle de Roberto Benigni (2002) dans le rôle-titre, le légendaire film d’animation Disney (1940) dont un remake est prévu l’an prochain.
Mais ce sont surtout Les « Aventures de Pinocchio « (1972) de Luigi Comencini (avec Nino Manfredi dans le rôle de Geppetto et Gina Lollobrigida dans celui de la Fée bleue) qui ont marqué les esprits.
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                    Authentique 
Matteo Garrone nous surprend en s’emparant de cette  histoire merveiĺleuse, à milles lieues des mafiosI de « Gomorra », son film le plus célèbre.
« Ce fut l’occasion d’un voyage dans l’Italie paysanne de la fin du XIXe siècle » souligne notre réalisateur, très à l’aise dans la description réaliste de la misère au cinéma.
Son Pinocchio. est un beau spectacle, soigné et élégant. Un film consensuel qui séduira tant les enfants que leurs parents. Presque trop sage avec peu d’effets spéciaux.
On aime son choix de deux interprètes pour la Fée aux cheveux bleus, une enfant fantomatique, puis une beauté délicate mais ambiguë, interprétée par la jeune et jolie Marine Vacht.
Quant au génial et ‘magnifico » Roberto Benigni, il est bouleversant d’humanité, entouré de tronches felliniennes, de Paolo Graziosi en Maître Cerise à Guillaune Delaunay, l’homme le plus grand du monde, en passant par Gigi Proietti dans le rôle de Mangefeu, le terrifiant montreur de marionnettes.
En revenant aux racines du petit bambino et aux valeurs authentiques d’une Italie du 18ème, rurale, violente et presque révolutionnaire, Matteo Garonne nous propose la version la plus aboutie et la plus séduisante de Pinocchio.
QOL
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