Tassin: le restaurant « La Cuisine de Moudery » en fermeture administrative !
L’ADN de ce restaurant est sénégalais et surfe sur des spécialités thiéboudiennes, comme sur le mafé.
Suite à un contrôle en début de semaine par la DDPP (Direction départementale de la protection des populations du Rhône), la Préfecture a décidé de le fermer administrativement et immédiatement.
En cause des « manquements graves aux règle d’hygiène prescrites par le règlement ».
Les services de l’État évoquant en particulier « la vétusté des locaux de production, de stockage et des locaux sociaux », mais aussi « le défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage » ainsi que « l’absence de Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) adapté à l’activité. »
Des dizaines de points négatifs ont été relevés, tant sur l’organisation, la propreté et la sécurité alimentaire. Parmi ces dernières figurent « les mauvaises conditions de stockage et de conservation des matières premières, la détention de denrées à des températures non conformes ou encore la détention de denrées périmées », sans obérer « l’absence de traçabilité des matières premières, l’absence de présentation des autocontrôles et l’absence de formation à l’hygiène du personnel présent lors du contrôle », ou encore équipements et l’environnement de travail, ainsi que « la présence de poubelles non conformes ou l’insuffisance de dispositifs permettant de se laver et de se sécher les mains dans de bonnes conditions d’hygiène. »
Enfin, l’arrêté mentionne aussi « le risque d’insalubrité par contamination chimique et l’absence de maîtrise des process à risque. »
La préfecture estime ainsi que « la poursuite de l’activité, dans les conditions constatées, constitue une menace importante pour la santé des consommateurs » et expose à « une probabilité importante de contaminations (microbiologique, chimique, physique) et des risques d’intoxication qui en résultent. »
La réouverture ne pourra intervenir qu’après une nouvelle inspection. Comme le précise l’article 2, elle ne sera autorisée « qu’à la suite d’une vérification attestant l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives ».