DÉPLOIEMENT DU FONDS D’URGENCE DE SOUTIEN À LA FILIÈRE CÉRÉALIÈRE,
OLÉAGINEUSE ET PROTÉAGINEUSE

     La filière céréalière française fait face à plusieurs chocs de grande ampleur qui laissent un solde disponible négatif depuis trois ans à l’échelle nationale pour la culture du blé (situation inédite au cours des 25 dernières années) :
 dès 2023, une hausse marquée des coûts de production, qui sont restés élevés comparativement au prix des céréales entraînant une dégradation de la situation économique des exploitations ;
 en 2024, une baisse de récolte céréalière a entraîné une forte diminution des volumes exportés et a accentué la dégradation de la situation économique des exploitations ;
 en 2025, une situation du marché défavorable au niveau mondial avec des facteurs de production à un niveau élevé alors que les prix des productions agricoles ont baissé.
Face à ce constat, le Gouvernement a décidé la mise en place d’un soutien exceptionnel de 40 M€ aux exploitations céréalières et protéagineuses les plus fragilisées.

Ce soutien prend la forme d’un fonds d’urgence de 35 M€ au niveau national, complété par une enveloppe de 5 M€ en 2026 de prise en charge de cotisations MSA dédiée à la filière grande culture.
D’autres mesures ont été et seront mobilisées, notamment l’avance du versement des aides
de la PAC, la poursuite du dispositif GRETEA (fonds national de garantie pour le réaménagement des dettes et le renforcement de la trésorerie des exploitations agricoles), ainsi que les reports et prises en charge de cotisation MSA.
L’enveloppe allouée à la région Auvergne-Rhône-Alpes pour ce dispositif s’élève à 1 610 000 euros. Cette aide s’adresse aux exploitations spécialisées en céréales, oléagineux et protéagineux de la région pour lesquelles les résultats économiques ont été particulièrement dégradés en 2023, 2024 et 2025. Elle a vocation à soutenir les exploitations les plus fragiles
économiquement, retenues selon les critères suivants :

 pourcentage minimal de surfaces en céréales, oléagineux et protéagineux d’au moins 50 % ;
 surfaces en céréales, oléagineux et protéagineux supérieures ou égales à 60 hectares ;
 surface en cultures industrielles (betteraves, pommes de terre, chanvre, houblon, lin fibre) inférieure à 10 % ;

 pourcentage de baisse minimal de 35 % du dernier EBE (Excédent brut d’exploitation) connu par rapport à la moyenne simple des cinq dernières années.
Le montant final de l’aide sera déterminé en fonction du degré de spécialisation et de perte d’EBE. Il pourra être ajusté en fonction du nombre de dossiers pour respecter l’enveloppe attribuée à la région. Les critères pourront faire l’objet d’adaptations départementales en fonction des spécificités locales.

Enfin, le dépôt des demandes d’aide est possible via la plateforme « Démarche numérique », jusqu’au 6 avril 2026.

 

Communiqué officiel de la Préfecture


Pour info:

Céréales

La France est le 1er pays producteur de céréales dans l’Union européenne et le 8ème au niveau mondial. La filière céréalière française, est présente sur l’ensemble du territoire et les principales espèces sont le blé tendre, le maïs, les orges, le blé dur et le triticale.

La France produit également du riz commercialisé principalement sous l’Indication géographique protégée (IGP) « Riz de Camargue ».

Les utilisations des céréales sont diverses, non seulement en alimentation humaine après transformation des graines notamment par les industries de la meunerie, malterie ou semoulerie, ou en alimentation animale mais aussi en utilisations non alimentaires (biocarburants, chimie-pharmacie).

La France est l’un des dix premiers pays exportateurs de céréales dans le monde : un grain français sur deux est exporté.