Muriel Ferrari : l’une des dernières Mères Lyonnaises !

Muriel Ferrari : l’une des dernières Mères Lyonnaises

Et si le Café des artisans, alias le Bouchon de Muriel, était aujourd’hui tenu par l’une des dernières Mères Lyonnaises ?

Quoiqu’il en soit, cette maison est bel et bien un véritable bouchon lyonnais, inféodé à aucune association éponyme ! L’authenticité du lieu, de la décoration, de l’ambiance, de la patronne Muriel Ferrari et surtout de la carte typiquement d’entre Rhône et Saône vaut son pesant de gratons. Artisans, ouvriers, habitués, gones et autres étrangers qui ne sont pas de Lyon (Japon, Guatemala, USA…)  s’y retrouvent régulièrement pour s’attabler dès potron minet et s’y apostropher d’une table à l’autre.

Seule au piano, comme en salle l’érudite Muriel mène son bouchon avec un service attentionné, diligent mâtiné d’une généreuse gourmandise, sans omettre de jouer du réseau social (Facebook: café des artisans le bouchon de muriel  #CAFEDESARTISANSLEBOUCHONDEMURIEL   Instagram: @cafe des artisans)

Et pourtant pour «celle qui a mal débuté dans la vie et ses vicissitudes », qui a cessé après de nombreuses années de «bricoler», de «braconner » et d’entretenir des contacts licencieux, le pari n’était pas gagné lors de sa reconversion – installation au tout début du siècle, dans une ancienne épicerie-comptoir créée en 1902 dans ce quartier ouvrier.

Du côté de la table, et c’est bien là l’essentiel, authenticité et générosité sont de mise avec des produits simples, de qualité et surtout bien cuisinés, quand bien même la Gastronomie n’en est pas l’adage.

Muriel Ferrai ©Godet_6485

Muriel Ferrari tient le Bouchon de Muriel de puis 2002, alias le Café des Artisans © Michel Godet

Les entrées de saison se nomment par exemple melon-salade-jambon cru ou encore terrine de foies de volaille maison, salade de harengs, voire de pieds de veau. D’emblée les lyonnaiseries militantes sont au rendez-vous et savent vous mettre en appétit pour suivre avec des rognons – champignons fort goûteux, des tripes lyonnaises, une blanquette de veau ou sa tête bien dégraissée et peu gélatineuse, sans oublier de
temps en temps quelques spécialités pour ne citer que les grenouilles, le poulet écrevisses et, plutôt rare à Lyon, la bouillabaisse aïoli.
Last, but not least les périodiques mâchons du matin avec force lyonnaiseries ont cours dans cette maison.

Les desserts jouent également la carte de la simplicité gourmande, pour ne citer que cette familiale tarte aux pêches de saison ou encore la traditionnelle tarte à la praline. Le goût privilégiant la présentation…

Pour nous, Muriel est donc une incontournable artiste qui a su se remettre dans le droit chemin, celui de la cuisine comme on l’aime, de la sculpture sur argile, mais aussi de l’écriture : «Je voulais vous dire» son auto-biographie préfacée par Edmond Vidal, et «Le bouchon d’une Mère lyonnaise» (Carnets de recettes, plutôt lyonnaises).

Ajoutez à cela des prix doux (15€ les trois plats à midi du lundi au vendredi – 20€ le soir), la gentillesse naturelle d’une femme qui a subit les affres de la vie et vous ferez vite vôtre cette adresse.

Michel Godet

 

Le Bouchon de Muriel

116bis, rue du Dauphiné Lyon 3e

Téléphone : 04 78 53 20 12

http://cafedesartisanslebouchondemuriel.fr/fr

Lundi 12h – 14h30 / 19h – 23h
Mardi 12h – 14h30 / 19h – 23h
Mercredi 12h – 14h30 / 19h – 23h
Jeudi 12h – 14h30 / 19h – 23h
Vendredi 12h – 14h30 / 19h – 23h
Samedi 12h – 14h30 / 19h – 23h
Dimanche 12h – 14h30

 

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