Monastère royal de Brou (Bourg-en-Bresse): Entrée gratuite !

Retenez cette date: dimanche 6 novembre 2001 – Communiqué

Dans le cadre des mesures en faveur de la démocratisation de la culture instaurées par le Centre des monuments nationaux et la ville de Bourg-en-Bresse, la gratuité d’entrée au monument est accordée le premier dimanche de chaque mois de novembre à mars inclus (sauf le 1er janvier).

À cette occasion, le Monastère royal de Brou vous propose dimanche 6 novembre à 15h une visite-découverte des collections permanentes du Musée.

Cette visite est payante : tarif 4,05 euros

NDLR: Notez que le Monastère Royal de Brou se trouve en face de l’Auberge Bressane et que le chef, Jean-Pierre Vuillin, y fait une cuisine  remarquable:

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LES PROCHAINES VISITES* THÉMATIQUES DES DIMANCHES GRATUITS :

–    4 décembre : Brou de fond en comble, avec accès au grand comble de la nef de l’église (animation limitée à 15 participants – 120 marches, à déconseiller aux personnes fatigables)

–         5 février : Princes et princesses, visite en famille pour petits en grands ;

–         6 mars : Visiter les yeux fermés, expérience insolite pour découvrir ou redécouvrir quelques tableaux des collections permanentes du musée.

(animation tout public, particulièrement adaptée aux personnes déficientes visuelles).

* Les visites sont payantes : tarif 4,05 euros.

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ET TOUJOURS DANIEL SARRABAT, L’ÉCLAT RETROUVÉ.

L’exposition Daniel Sarrabat, l’éclat retrouvé présentée jusqu’au 29 janvier 2012 a pour vocation de faire redécouvrir l’art d’un des plus grands peintres d’histoire à Lyon et dans la région pendant la première moitié du xviiie siècle. Poursuivant un idéal classique dans la lignée de Nicolas Poussin, Daniel Sarrabat est employé par les grands négociants locaux pour décorer leurs résidences et travailla de façon tout aussi intensive pour les églises de Lyon, de Dombes et de Franche-Comté.

Hercule apporte à Eurysthée la ceinture de la reine des Amazones, Lyon,

Hôtel de Sénozan (c)

Photo Groupama Rhônes-Alpes Pierre Dumesny

Saint-Jacques le mineur, Bourg en Bresse,

musée du monastère royal de Brou, inv.853.142

(c) musée du MRB, cliché P. Hervouet

Prochainement :

Dimanche 13 novembre – 15 h : visite commentée de l’exposition Daniel Sarrabat, l’éclat retrouvé. *

Vendredi 18 novembre – 16 h 30 : soirée culturelle*.

Visite commentée de l’exposition Daniel Sarrabat, l’éclat retrouvé, suivi à 18 h. d’une conférence sur l’art de vivre à Lyon au début du xviiiesiècle, par Priscilla Parker.

Dimanche 20 novembre – 14 h 30 : visite-atelier en famille de l’exposition Daniel Sarrabat, l’éclat retrouvé. *

Renseignements et réservations au 04-74-22-83-83.
Des visites pour les groupes adultes, scolaires, centres de loisirs sont également organisées.

Monastère Royal de Brou
63 boulevard de Brou
01000 Bourg-en-Bresse

Ouvert Tous les jours de 9h à 12h30, et de 14h à 18h.

Tel : 04 74 22 83 83 / Fax : 04 74 24 76 70

www.bourgenbresse.frwww.brou.monuments-nationaux.fr

L’Histoire du Monastère Royal de Brou

(Textes et photos du CDT de l’Ain)

Il était une fois… une tragique histoire d’amour, celle de Marguerite d’Autriche et de Philibert de Savoie, que la mort a trop tôt séparés. De cette tragédie est née au XVIème siècle le Monastère royal de Brou, chef d’œuvre de l’art gothique flamboyant ; une église et trois cloîtres qui abritent aujourd’hui un musée d’art.

la façade du monastere royal de brou à Bourg en bresse de style gothique flamboyant

La façade du Monastère royal de Brou au coeur de son parc

Une princesse maudite ?

Il était une fois, l’histoire de Marguerite d’Autriche, princesse que le destin n’a pas épargnée. Petite-fille de Charles le Téméraire et fille de l’empereur Maximilien d’Autriche, Marguerite d’Autriche a 3 ans lorsqu’elle est mariée au dauphin de France, le futur Charles VIII puis répudiée à l’âge de 11 ans, au profit d’Anne de Bretagne. A 17 ans, elle part pour l’Espagne pour devenir l’épouse de Don Juan de Castille qui décèdera après 6 mois de vie commune. Deux ans plus tard, c’est Philibert Le Beau qui sera choisi parmi les nombreux nouveaux prétendants et le couple vivra quelques années de grand bonheur. Malheureusement, Philibert décède à l’âge de 24 ans, des suites d’un refroidissement contracté lors d’une partie de chasse. La princesse est inconsolable et entame un deuil douloureux. L’idée de la construction de Brou fait alors son chemin : il sera le symbole de son amour défunt et la promesse de le retrouver dans une vie éternelle. Il n’aura fallut que 26 ans pour construire ce magnifique chef d’œuvre (ce qui est exceptionnel à cette époque).

L’Eglise de Brou, un mausolée, hymne à l’amour

Et c’est à Loys Van Boghem que Marguerite d’Autriche va confier la réalisation de l’église, pour abriter sa dépouille ainsi que celle de son défunt mari et de sa belle-mère. Construite de 1513 à 1532, l’église de Brou mélange habillement deux styles : une nef volontairement sobre qui tranche avec la splendeur du chœur, le tout subtilement scindé par un jubé (un des rares subsistant en France) de décoration flamboyante. Le chœur n’est que richesses : stalles finement taillées, gigantesques vitraux colorés, moulures ciselées mêlant « P » et « M », autour de marguerites et de la devise de Marguerite d’Autriche « Fortune Infortune Fort Une », sans oublier les trois tombeaux (avec gisant et transit pour les tombeaux de Marguerite d’Autriche et de Philibert de Savoie), de trois styles différents. Quant aux tuiles vernies du toit de l’église, elles sont un doux rappel aux origines bourguignonnes de Marguerite d’Autriche.

Trois Cloîtres

L'intérieur du Monastère royal de brouL’intérieur du Monastère Royal de Brou

Autre élément remarquable à Brou, le monastère, édifié de 1506 à 1512 pour les quelques moines Augustins (une douzaine) chargés de prier pour les personnes enterrées à Brou, comporte trois cloîtres. Chaque cloître répondait à une fonction particulière : le premier était un lieu de transition entre le monde extérieur et la communauté des moines. Il aurait abrité les appartements de Marguerite d’Autriche qui avait prévu de passer le reste de sa vie à Brou, auprès de son défunt mari. Le second remplissait la fonction de lieu de médiation et de promenade et le troisième répondait aux besoins pratiques de la vie monastique. Un musée d’art Aujourd’hui et depuis 1922, le monastère abrite le musée d’art de la ville de Bourg-en-Bresse qui présente un ensemble varié d’œuvres d’art et d’art décoratif du XVème au XXème siècle. Des expositions permanentes sont régulièrement complétées par des expositions temporaires.

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