L’UMIH déclare la guerre à l’ubérisation !

Les hôteliers en guerre contre l’ubérisation

L’avènement des nouvelles technologies, de l’Internet disponible partout et
tojours ont considérablement modifié notre façon de vivre depuis quelques
temps. Il en est ainsi de l’ubérisation des taxis, mais aussi des locations de type
Airbnb, ce qu’a décidé de dénoncer l’Umih (Union des métiers et de l’industrie
de l’hôtellerie) au travers d’une campagne de conférences de presse organisées
le même jour en France.
Organisation représentative signifiante de la profession d’hôtelier-restaurateur,
l’Umih (plus de 50% des hôtels en France) déclenche la guerre contre
l’ubérisation, sur fond de concurrence déloyale eu égard à des locations de
meublés à courte durée.
Président de l’Umih 69, Laurent Duc dénonce cet état de fait et plus
particulièrement la quasi non-application du «décret* Airbnb » en France,
imposant aux loueurs de se déclarer dans leur ville (ou métropole à Lyon) et de
leur verser la taxe de séjour. Très réglementée, les hôteliers de souche sont
soumis à de nombreuses contraintes, ainsi qu’à la collecte de la fameuse taxe
de séjour. Pour eux, la concurrence est donc déloyale.
Quant aux loueurs parallèles dans le Rhône, la donne semble être beaucoup
plus floue, voire laxiste. Selon l’Umih, seulement 750 loueurs sont déclarés,
alors qu’ils semblent être 7 500 dans la Métropole de Lyon (près de 3 000 à
Lyon 1 e et Lyon 2 e ) sur le site Aibnb dans le secteur. Cela, sans compter des
sites comme Homeaway, le Bon Coin ou encore Abritel.
Concrètement, l’action conjointe de l’Umih et du le Groupement National des
Chaînes Hôtelières (GNC) tend à obliger les municipalités à mettre en place ce
décret du 30 avril, afin d’avoir une image exhaustive des loueurs qui doivent
obtenir un numéro d’enregistrement, payer la taxe de séjour, se déclarer aux
impôts et ne pas excéder plus de 120 jours de location par an.
Les hôteliers de l’Umih, qui voient leur nuitées décroitre régulièrement, sont
donc très remontés, particulièrement contre Airbnb à qui ils reprochent de
verser sans autre forme de précision une « contribution taxe de séjour »
forfaitaire (environ 240 000€ en 2016 pour la Métropole de Lyon), pour se
dédouaner.
Michel Godet

* Décret Airbnb : Les communes de plus de 200 000 habitants sont désormais
en mesure de contraindre les loueurs sur les plates-formes numériques à se
déclarer en mairie.

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