Les Coteaux du Lyonnais subventionnés …

Dans sa séance publique du lundi 20 décembre 2010, le Conseil Général du Rhône, présidé par Michel Mercier, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a voté une aide aux Coteaux du Lyonnais.

Ce vignoble  s’étend sur une superficie de 370 hectares et sur 49 communes. Planté essentiellement de Gamay noir à jus blanc, pour les vins rouges et Chardonnay pour les blancs (avec un peu d’Aligoté), il est classé en appellation d’origine contrôlée depuis 1984. La Fédération des vins des Coteaux du Lyonnais et la commission interprofessionnelle (regroupement des viticulteurs récoltants, des négociants et des marchands de vins) assurent la gestion de ce vignoble.

Comme ils le font pour le Beaujolais, les élus ont voté deux aides pour soutenir le développement de ce vignoble.

Dans le cadre du contrat d’objectifs 2009-2012, une première aide de 115 325 € sera versée à la Fédération des vins des Coteaux du Lyonnais pour la réalisation d’actions de promotion collective pour l’organisation :

D’un événement vin et gastronomie

D’un événement musique et vin

D’une opération presse

Du concours officiel de l’AOC

Du Printemps de vos tables

D’opérations de promotion grand public sur des produits spécifiques (rosées, cuvées haut de gamme…)

Et la création d’un « lieu Coteaux du Lyonnais » à Lyon.

L’assemblée départementale a par ailleurs approuvé la signature par le Département du Rhône du contrat d’objectifs et des conventions déclinées, portés par la Fédération et la Commission interprofessionnelle.

Une seconde aide d’un montant de 215 255 € sera versée à la cave de Sain-Bel pour aider à la construction d’un nouveau bâtiment comportant un magasin de

vente, un espace muséographique, un espace de réunion et un espace restauration. Ce projet a déjà fait l’objet d’une première aide départementale au

titre du plan d’aide au Beaujolais (101 447 €).

  • Vers 45 av JC
    Premières mentions de la culture de la vigne dans la région lyonnaise.
  • Du Moyen-Age à la fin du 19ème siècle
    Productrices de vin, les congrégations religieuses ont su très vite tirer parti de l’excellence de ces pentes dont le sol granitique, propice à l’épanouissement de la vigne, allait produire un « divin nectar ». Le cépage « vitis vinifera » fut d’ailleurs apporté pendant les croisades par l’abbé Gausmar, prieur de Savigny. La situation des zones du vignobles, à proximité de plusieurs voies navigables, contribuèrent à favoriser l’écoulement de la production.
    Le vignoble des Coteaux du Lyonnais connaît ensuite des périodes plus modestes jusqu’à la Révolution, date après laquelle le pouvoir d’achat du peuple s’était sensiblement élevé : l’abondance fut telle à l’époque, que les Coteaux du Lyonnais deviennent la principale région viticole du département.
  • 1880
    Le phylloxera détruit une grande partie du vignoble français. Grâce à un système de greffage d’œil de vigne français sur des plants immunisés contre le phylloxera, importés des Amériques, le vignoble des Coteaux du Lyonnais est replanté en cépage qualitatif Gamay, actuelle souche de production.
  • 1936
    Création du Beaujolais sur les terres de la Bourgogne géographique. A partir de 1938, une poignée de communes du canton de l’Arbresle appartenant à l’arrondissement de Lyon (Sarcey, Saint Germain sur l’Arbresle, Bully, Nuelles et l’Arbresle) passent dans le Beaujolais. Ce qui amène Monsieur Nicolas, alors Conseiller général et Maire de Saint Pierre la Palud, à faire la distinction entre le Beaujolais d’une part et le Lyonnais d’autre part.
  • 1947/1952
    Durant la seconde guerre mondiale, les vins AOC ont eu l’avantage de pouvoir être commercialisés, quand les autres vins étaient réquisitionnés par l’occupant. Ces circonstances ont poussé les viticulteurs à vouloir obtenir la fameuse appellation : partant de l’Arbresle, après 5 ou 6 années de pourparlers, six cantons (l’Arbresle, Vaugneray, Mornant, Saint Genis-Laval, Limonest, Saint Symphorien sur Coise, soit au total 59 communes) reçoivent l’appellation VDQS (vin de qualité supérieure). Ce précieux label, valable seulement 3 mois est remis en question chez chaque vigneron et à chaque cuvée.
    Les vins portent la marque « Fédération des syndicats des vins du Lyonnais ».
    Les viticulteurs regrettent cependant que le mot « Coteaux », plus porteur et plus représentatif ne figure pas dans l’appellation : grâce à Edgar Pisani, ministre de l’Agriculture à l’époque, en visite à la cave de Saint-Bel, ils obtiendront finalement satisfaction. Un nouveau décret donne alors naissance à l’appellation Coteaux du Lyonnais.
  • 1956
    Dans le but d’aider les vignerons, est créée, sous l’implusion de Gustave Levrat, conseiller général du canton, la cave coopérative de Sain Bel.
  • 1960/1972
    Malgré le succès rencontré par ses premières initiatives, malheureusement, dans les années 1960, le vignoble se dégrade et la production diminue de moitié pour se réduire à 7000 hectolitres.
  • 1984 :
    Après 12 ans de démarches, obtention de l’AOC le 9 mai 1984 sous la signature de Louis Mermaz, Ministre de l’Agriculture.
    A cette occasion, à l’image des autres AOC renommées, sous l’impulsion de la Jeune Chambre Economique de l’Arbresle et avec le concours financier du Crédit Agricole du Rhône, les Coteaux  du Lyonnais créent leur Confrérie.
  • 1996
    Signature du premier PIDA (programme intégré de développement agricole) avec la Région Rhône-Alpes.
  • 2004
    L’appellation fête ses vingt ans d’existence
    Signature du second PIDA

1 Commentaire

  1. Directeur de publication de la revue L’Araire (histoire et patrimoine du Pays Lyonnais, 69510 Messimy), je serais intéressé par un contact avec Michel Godet, à propos des origines et de l’histoire de l’AOC coteaux du lyonnais entre 1936 et 1984, avec en vue la publication d’un article sur cette histoire locale peu connue du public. Nous avions interviewé le président de la Cave de Sain-Bel dans le cadre d’un numéro spécial, « Syndicats agricoles et coopératives en Pays Lyonnais » (voir site), mais l’histoire et l’origine de l’appellation devraient pouvoir faire l’objet d’un article dans notre revue.

    Avec mes meilleures salutations

    Claude Longre

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