La récolte de vins français explose à 50,2 mHl !

Selon les prévisions établies au 1er octobre 2011 par le Service de la Statistique et de la Prospective, la récolte 2011 de vin devrait dépasser la moyenne des cinq dernières années, mais resterait en dessous des niveaux des années 2006 et 2005.


Elle pourrait s’élever à 50,2 millions d’hectolitres, dont

23,3 en vins d’Appellation d’Origine Protégée (AOP),

14,5 en vins avec Indication Géographique Protégée (IGP),

4 en autres vins et

8,4 pour les vins destinés à la production d’eaux-de-vie. Les rendements dans certaines régions seraient très hétérogènes.

Avec de tels chiffres, la France reprendrait donc la première place que l’Italie à 42 m Hl cette année  lui avait ravie cette baisse étant due en partie aux arrachages effectués l’année dernière !

Cocorico…


Soit une estimation très fiable de 50,2 m Hl au 1er octobre 2011, qui devrait être supérieure à la faible récolte 2010 (+ 11 %) et à la moyenne des cinq dernières années (+ 7 %), mais en dessous des niveaux des années 2006 et 2005. Toutes les catégories de vins verraient leur production progresser par rapport à 2010. La production en vins d’appellation pourrait être supérieure à celle de l’an passé de 7 %.

Les vins pour eaux-de-vie (incluant le Cognac et l’Armagnac) progresseraient de 8 % sur une année. Le potentiel des

vins en IGP augmenterait de 16 % par rapport à l’année dernière. Le niveau réel de production de vins

en IGP est susceptible d’évoluer à la baisse. Compte-tenu de la réforme de l’OCM vins, une partie de cette catégorie pourrait être commercialisée en vins sans Indication Géographique (IG). Les autres vins – comprenant entre autres les vins sans IG et les volumes au-dessus des plafonds d’appellation – augmenteraient de 18 % sur un an.

Grâce à un printemps exceptionnellement chaud, certains vignobles ont acquis une avance d’un mois par rapport à une année normale en début de saison. Cette précocité s’est néanmoins réduite par la suite à cause d’un mois de juillet frais. La floraison s’est déroulée dans des conditions optimales, limitant ainsi le risque de coulure ou millerandage. Le stade véraison a commencé en juillet dans les principaux départements viticoles.

La sécheresse printanière a laissé place à un été pluvieux en juillet et en août dans de nombreuses régions. Le potentiel a ainsi été revu en hausse fin août, notamment dans les Charentes, en Champagne, ou en Languedoc-Roussillon. Les dégâts de grêle parfois importants, ou d’échaudage, recensés à ce jour, restent localisés et n’ont eu que peu d’impact sur les productions régionales.

Les rendements seraient très hétérogènes dans les régions de l’Ouest, même à une échelle locale, conséquence de la sécheresse printanière puis de la répartition inégale des précipitations estivales.

La plupart des vendanges ont débuté en avance fin août, voire avant dans certains vignobles méditerranéens. Grâce à une météorologie sèche en septembre, le niveau des attaques de Botrytis (pourriture grise) a été contenu dans la plupart des régions, hormis dans les départements de la façade atlantique.

Les vendanges se sont mieux déroulées en fin de période, aidées par une météorologie clémente. Les taux d’acidité initiaux seraient plutôt bas.

En Savoie et dans le Jura:

En Savoie et dans le Jura, les vendanges, débutées fin août, se sont terminées fin septembre. En raison de conditions sèches, le Botrytis n’a pas été aussi virulent que prévu sauf pour le Pinot. La récolte est d’un très bon niveau dans le Jura.

Dans les autres vignobles du Sud-Est,

Les vendanges ont débuté fin août avec environ 10 jours d’avance par rapport à 2010. Le Botrytis, installé à la faveur des pluies de juillet sur les parcelles chargées de grappes compactes, a conduit à des tris en zone Côtes du Rhône du Vaucluse. L’oïdium est assez présent par ailleurs.

MICHEL GODET,

avec les données du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire.



NB: Les prévisions de production viticole sont estimées à partir d’échantillons départementaux d’observations quantitatives et qualitatives, provenant de sources multiples. Elles sont publiées en se fondant sur l’hypothèse que le reste de la saison ne connaîtra pas d’événements particuliers susceptibles d’affecter la récolte finale. Les dernières prévisions ont été arrêtées au premier octobre sur la base de données recueillies fin septembre.

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