Du rififi dans le Beaujolais, entre Bully et Le Breuil !

Sans vouloir aggraver la polémique, nous publions ci-dessous la lettre ouverte de la famille Dupeuble, vigneron en Beaujolais, qui s’émeut d’une situation locale.

Loin de nous de prendre position, mais n’est-il pas de notre rôle de faire jaillir la vérité ?

A ce propos, les mis en cause (Président de la Chambre d’agriculture, Safer…) ont tribune ouverte pour répondre, voire expliquer leur point de vue, s’ils le souhaitent. Et puis, pourquoi ne pas essayer de trouver une solution qui rendrait la vie plus facile et plus agréable à tous ?

Une fois encore, nous ne jugeons pas, nous informons.

Michel Godet


LA SAFER : QUEL EST SON ROLE ?

Peut être elle influencée ?

Au cœur du Beaujolais, entre deux petits villages LE BREUIL et BULLY, une exploitation laissée vacante par son fermier est mise en vente. Un jeune exploitant de l’une de ces communes se porte acquéreur. Ce dernier est déjà installé. Il cultive à ce jour en fermage, seulement 6 hectares de vignes, dont 3 seraient à renouveler car trop âgés et surtout avec une mauvaise implantation. Belle opportunité pour s’agrandir et rendre son exploitation plus viable.

La SAFER, étant mise au courant, se porte acquéreur et cherche aussitôt un client. Rappelons- le, cet organisme n’a-t-il pas été créé par les agriculteurs et les viticulteurs pour participer au remembrement des exploitations et surtout veiller à ce qu’une exploitation ne soit pas divisée ? Aujourd’hui, est-ce du à des pressions d’un ancien Président du syndicat agricole majoritaire dans notre département, et Président actuel de la Chambre d’Agriculture du Rhône, qu’hier la SAFER en commission a décidé le contraire de sa vraie mission : elle morcelle cette propriété. La SAFER serait-elle devenue une agence immobilière avec en plus les avantages que lui accorde l’Etat pour donner priorité à certains  responsables de l’agriculture ?

Dans le Beaujolais beaucoup d’exploitations sont en friches car elles ne sont plus viables. De plus en plus de jeunes quittent la viticulture ne pouvant tirer un revenu décent de leur travail. La SAFER en agissant comme elle le fait actuellement ne contribue-t-elle pas à accentuer ce phénomène de désertification ?

Nos politiciens ne vont-ils pas revoir leur copie au sujet de la SAFER ?

Ce jeune viticulteur vient d’apprendre qu’il peut faire appel de cette décision. S’il le fait, est-ce que les responsables de cette SAFER RHONE vont accepter de revoir leur copie, si le Président de la Chambre d’Agriculture du Rhône maintient sa pression ?

Ce dernier, n’habite-t-il pas à plus de 8 Kms ? Close très importante dans une attribution. De plus aucun terrain exploité pas ce GAEC n’est limitrophe à cette exploitation. Plus fort encore le  siège d’exploitation de ce GAEC se trouve dans un autre canton. Pourquoi avoir pris une telle décision ?

La commission se serait-elle fait berner ? Par qui ? Sachant que sur le canton de l’Arbresle, la Chambre d’Agriculture du Rhône a rendu obligatoire la réunion d’une commission spéciale pour remembrement, suite aux expropriations causées par l’A89.

Pourquoi n’a-t-elle pas eu lieu cette fois? La SAFER ne connaitrait-elle pas cette obligation ? Ou est-ce fait délibérément ? Pourquoi la commission de la SAFER n’a pas été informée de la décision consultative du canton de l’Arbresle ?

Nous, viticulteurs et agriculteurs de terrain allons nous l’accepter sans rien dire ? Nos politiciens ne vont-ils pas revoir leur copie au sujet de la SAFER ?

D. Dupeuble





1 Commentaire

  1. BRAVO Monsieur GODET de poser les « bonnes » questions.
    MERCI de nous donner la suite des évènements. . .

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