Cinéma: « UNE AFFAIRE DE FAMILLE » – PALME D’OR 2018 

Notre rubrique cinéma hebdomadaire vous propose cette semaine un chronique sur la Palme d’Or 2018: 

UNE AFFAIRE DE FAMILLE

 
Chronique sociale d’une famille japonaise  reconstituée autour de la chapardise et de l’amour. 
L’ enfance en souffrance et marginalisée ont été distinguées au dernier Festival de Cannes.
À « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda, la Palme d’or 2018 et à « Capharnaüm » de Nadine Labaki, le prix du Jury.
Capture d’écran 2018-11-29 à 09.52.06
 » Une affaire de famille » est le plus beau film du cinéaste japonais dont c’était  la septième présence en sélection officielle. Il poursuit son interrogation sur la famille avec une question récurrente : « les liens du sang sont-ils plus forts que les liens du coeur? « 
Du cinéma d’auteur de qualité qui décrypte les (petits) arrangements avec la loi d’une famille japonaise, vivotant de petIts larcins. Sauf qu’un soir d’hiver ils recueillent Juri une fillette, maltraitée par ses parents, à qui ils vont inculquer leurs talents de pickpocket !
Au programme : débrouille et bols de nouilles-de nombreux repas dans ce film-promiscuité et chaleur humaine.
Kore-eda y démontre une belle  générosité vis a vis de ses personnages, sans se déguiser pour autant en juge moral.
Il évite le misérabilisme et réalise ainsi un film  délicat, bourré d’humanité, d’humour et de tendresse. Sans affectation.
Capture d’écran 2018-11-29 à 09.51.38
               Grâce et Miniature 
« C’est plus fort quand on choisit soi même ses parents »  pourrait être la maxime du film.
Saluons la mise en scène, pleine de grâce, biseautée comme un bonsaï . Chaque plan est  un travail d’orfèvre… miniaturiste.
La gestuelle des interprètes achève de nous dépayser que ce soit dans le logement exigu où s’entasse la famille Shibata ou les lieux traditionnels de la vie de tous les jours. Tel ce simple mouvement de doigts évoquant un idéogramme. « Ce n’est pas un rapt, on n’a pas demandé de rançon »  précise la famille à la police qui croit la fillette enlevée !
Le film aboutit à une vraie conclusion : « Est-il possible d’être parent sans donner naissance ? « 
La société nippone, gangrénée par les  promoteurs immobiliers et politiques  véreux, condamne une classe modeste à cumuler les petits boulots pour survivre.
Et Cannes aime honorer ces parcours de détresse sociale  !
Nous aussi.
QOL

 

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