CINEMA: « SI BEALE STREET POUVAIT PARLER »

« SI BEALE STREET POUVAIT PARLER »: UNE ROMANCE TRAGIQUE


L’ histoire d’amour touchante et poétique, d’un jeune couple afro-américain qui bascule quand le jeune amoureux est accusé, à tort d’un viol.
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A l’écran, deux perdreaux de l’année, Tish (19 ans) et Fonny (22 ans), un jeune couple black éblouissant, vivant à Harlem dans les années 70 , porté par une grâce de tous les instants. Ils sont confrontés au plus beau des sentiments qui a pour nom l’amour  mais aussi au plus laid, le racisme.
Barry Jenkins adapte un roman de James Baldwin (1974), l’un des grands auteurs noirs américains, né à New York et figure incontournable du mouvement des droits civiques. Il est servi par les images somptueuses de James Laxton, mêlant les tonalités de la violence, de la tendresse, de l’érotisme, de la rage et de l’humour.
 » Si Beale Street pouvait parler » relate la triste histoire de Tish 18 ans  ( Kiki Layne), vendeuse au rayon parfumerie d’un grand magasin, vivant chez ses parents et qui aime Fonny ( Stephan James ) 22 ans, sculpteur, artiste plein de rêves.
La vie de son amoureux bascule quand il est accusé d’un viol qu’il n’a pas commis, puis expédié derrière les barreaux, alors que son amoureuse se découvre enceinte.
Tish est terrifiée à l’idée d’annoncer  sa maternité, une scène majeure où la mère ( Regina King) démontre un talent hors pair.
Les deux familles vont s’unir pour sortir Fonny de ce mauvais pas.
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Esthétisant 
On succombe vite aux images sublimes d’un New York des seventies, très bien reconstitué. On est fasciné par les gros plans de visages, les images d’intimité sensuelles, les ralentis stylisés et sobres.
Ils participent à la richesse de l’imaginaire du film, aidés parfaitement par la belle partition musicale  de Nicholas Britell.
La mise en scène élégante et racée privilégie les corps plus éloquents que les mots. Tel ce plan séquence magistral où nos deux tourtereaux font l’amour pour la 1ère fois.
Puissance des sentiments sans qu’un mot soit prononcé.
Leitmotiv : « Crois jusqu’au bout ».
Cette touchante et poétique histoire d’amour ne tombe jamais dans la bluette sentimentale. le film est esthétisant, pétri d’espoir et tragique. Mais il reste toujours empreint d’un sens profond d’amour et de justice.
QOL
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