CINEMA: « HORS NORMES » – Coup de projo sur l’autisme !


« HORS NORMES »: COUP DE PROJO  SUR L’AUTISME 

 
ErI Toledano et Olivier Nakache s’intéressent au sujet complexe de  l’autisme, handicap méconnu dans la société française actuelle.
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On ne change pas une équipe qui gagne ! A fortiori l’efficace duo Nakache-Toledano enchaînant les cartons. Après les succès d’ »Intouchables » (2011), « Samba » (2014) ou « Le Sens de la Fête » (2017), nos deux réalisateurs signent leur retour avec « Hors Normes ».
Un film s’intéressant à l’autisme en 2019 et qui réunit en têtes d’affiches Vincent Cassel et Reda Kateb. Alias Bruno et Malik, juif et musulman pratiquants, responsables respectifs de deux associations qui s’activent depuis 20 ans dans le monde des enfants et adolescents autistes, souvent à la marge de la société.
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Débordant d’énergie, ils accomplissent un parcours quasi-initiatique dans une France à la traîne dans la prise en charge de l’autisme.
Avec amour et engagement dans un  film militant. Un regard bouleversant sur le handicap. Magnifié dans cette scène où un ado autiste et grassouillet implore Vincent Cassel avec ce touchant « Je peux mettre ma tête sur ton épaule ? »
Comédie sociale 
 » Hors Normes » est une savante alchimie entre humour, humanité et drame. Sans pathos et sans mièvrerie. Avec  un regard original sur un sujet difficile, peu développé au cinéma à part les magistaux « Rain Man » (1988) et Forrest Gump (2014).
L’approche d’ Eric Toledano et Olivier Nakache est fondamentalement différente mais on ne s’ennuie pas une seconde, notamment grâce à un casting  très soigné. Vincent Cassel s’adapte avec talent à cet univers particulier tout comme les « confirmés » Reda Kateb et Hélène Vincent.
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Quant aux jeunes, ils sont naturels et touchants bien que tous non professionnels. On regrettera parfois un certain manichéisme des situations et une volonté d’émouvoir à tout prix.
Ce qui ne retire rien à l’impact de certaines images … hors normes.
La fiction et la réalité s’imbriquent dans cette comédie sociale pour en faire un merveilleux outil d’information sur l’autisme.
On quitte  la salle avec un autre regard sur cette maladie comportementale et on a bonne conscience d’apprendre dans le générique de fin, que 5% des profits du film iront aux associations oeuvrant pour l’autisme.
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 QOL

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