Blowin’ in the Wind, by Renault !

Dès sa sortie et sur un segment de marché plutôt étroit la WIND, dernière née de Renault, a déjà le vent en poupe . La première impression de ce coupé roadster est malgré tout assez déroutante et on a beaucoup de mal à imaginer  une plateforme de Clio 2 RS ou encore un cabriolet Twingo dont elle reprend quelques éléments, pour ne citer que le châssis maison de la version RS.

Couleur bleu métallisé Majorelle, la Wind domine avec brio la baie et les calanques de Cassis

Le capot est court, fuyant vers l’avant et l’arrière plus trapu, voire propulsif et assez haut. Un design du en partie à l’absence de places arrière ainsi qu’au système de toit rigide et repliable et au coffre bien dimensionné pour ce type de véhicule.

L’allure générale se veut malgré tout agressive pour ne pas dire sportive, aidée en cela par des roues de 17 pouces et d’autres appendices de carrosserie comme deux bossages chromés sur la capot arrière. Autant le dire de suite, ce véhicule vous apportera beaucoup plus de plaisir sur des routes sineuses en bord de mer et toit ouvert qu’en hiver sur des autoroutes pour effectuer des voyages de plusieurs centaines de kilomètres, malgré un confort certain.

Lorsque l’on pénètre dans cette voiture, toit fermé, un sentiment d’oppression vous surprend bien que la distance entre le pare brise et votre tête soit généreux, bien plus du reste que sur nombre de berlines.

Le toit est assez bas, l’espace derrière vous inexistant et la visibilité arrière particulièrement médiocre. La position de conduite et l’assise sont agréables. Un sentiment renforcé par une position des sièges très basses. Seulement à une cinquantaine de centimètres de la route.

La sobriété s'affiche dans l'habitacle excepté avec le pack look qui apporte une visière d'instrumentation rouge translucide. Quant à lui, le volant occasionne une gêne certaine pour une bonne visibilité du cadran central

Moteur arrêté et frein serré, il ne vous faudra pas plus de 12 secondes pour ouvrir un toit en dur aussi ingénieux qu’astucieux et léger (un vingtaine de kilos seulement!) qui pivote dans sa cavité dans un mouvement circulaire qui ne vous décoiffera pas. Un couvre toit intégré évite par ailleurs les projections à l’intérieur. Si ce système permet de ne pas « manger » du volume dans le coffre (270 mètres cube constants), il empêche cependant de bénéficier de places à l’arrière arrière, si petites soient-elles.

Côté visibilité, on le répète, si celle à l’avant est correcte, à l’arrière il n’en est pas du tout de même tant la taille de la « custode » est ridicule. Attention donc lorsque vous effectuerez créneaux et autres manœuvres particulièrement en marche arrière.

Sensations !

D’emblée vous êtes séduits par une prise en main fort agréable et particulièrement par un bruit d’échappement très sport.  Avec un châssis rigide, la voiture avale les virages sans broncher, comme si elle était sur des rails. Petite ombre au tableau cependant à vitesse plus élevée, on ressent un désagréable sentiment de flottement du train arrière dans les courbes même assez larges, sans pour autant que le train ne glisse ou ne dérape. La rigidité de la Wind qui offre de nombreux avantages en conduite sportive ne vous donnera donc pas, à contrario, de la souplesse lorsque vous franchirez des gendarmes couchés, des passages à niveau ou encore des zebras de sécurité. Par contre, la direction assistée sait rester précise et ferme ajoutant à l’agrément de conduite touristique.

Blowin' in the Wind, by Laurianne !

En conduite décapotée,  les bruits de moteur comme de roulement sont fort bien maîtrisés, davantage qu’en position fermée. Vous profitez ainsi pleinement des cigales et autres grillons méditerranéens qui annoncaient déjà un été caniculaire et du paysage en cette fin du mois de juin. Casquette ou couvre chef sont de rigueur par temps ensoleillé.

Si le confort de conduite est avéré, la position du tableau de bord par rapport au  volant demeure cependant un sérieux handicap. Ce dernier cachant, quelque que soit son réglage en hauteur la partie supérieure du plus gros des trois des trois cadrans, celui qui indique la vitesse. Un handicap certain qu’il serait bon de revoir, soit du côté siège conducteur, soit du côté volant, quand bien même on apprécie le design façon cockpit  emprunt d’une (trop) grande sobriété.

En ce qui concerne la motorisation deux version sont proposées empruntées à la Twingo, dans ses versions hautes, avec l’expertise de Renault Sport Technologies.

Le 1,2 litre tCe (100 chevaux) de la Twingo GT et le 1,6 litre 133 chevaux de la Twingo RS. Si le 1,6 montre sa nervosité dans les tours et permet une conduite pointue, en revanche le surpoids de la Wind par rapport à la Twingo (un quintal) fait défaut à bas régime.

Les roues en version 17" sont peintes intégralement en noir. Le chromé des cinq volutes est du à un polissage technique.

On aurait donc presque envie de conseiller la version moteur  1,2 litre plus souple surtout à faible régime et également moins gourmande en consommation.

Ces motorisations sont fort bien servies par une boîte de vitesse à cinq rapports ferme, précise et bien étagée.

Quoi qu’il en soit ce coupé roadster s’inscrit en droite ligne des véhicules plaisir compacts, à l’allure et au comportement sportifs, pouvant être utilisés au quotidien  par des célibataires ou des couples sans enfants. En ce qui concerne les sécurités passives  et actives, Renault  propose une conduite rassurante avec surtout  un freinage efficace et progressif.

En ce qui concerne les différents équipements, l’audio est très bien servi avec autoradio nouvelle génération (Idéal pour écouter Blowin’ in the wind de Bob Dylan !), connexions USB et  filaire numériques et bluetooth téléphonique.

Ordinateur de bord, régulateur et limiteur de vitesse, climatisation manuelle, condamnation centralisée font partie d’une gamme de compléments d’équipements bien pourvue en série. On regrette malgré tout l’absence de GPS (pas assez de place dans le tableau de bord) et de radar de recul. Ce dernier point devant être rapidement comblé, sans doute avant le début de la commercialisation prévue pour l’automne (Septembre 2010). Les commandes et réservations étant déjà ouvertes.

En ce qui concerne les tarifs, la Wind est proposée entre 17 500,00 euros et 21 000 euros selon les niveaux d’équipement et motorisations, ce qui la place avantageusement comme le cabriolet roadster à toit rigide le moins cher du marché.

Michel Godet

L'équipe Renault: Jean-Jacques Delaruwière (Attaché de presse délégué aux opérations régionales et internationales), Nicolas Monnot (Directeur régional Lyon Centre-Est), Lauriane Monteil et Jérôme Fauchet (Directeur de la communication Lyon Centre-Est)

Wind moteur TCE 100:

en version dynamique 17 500,00€

en version  Exception 18 500,00€

en version Collection 20 000,00€

Parmi les options, on trouve  le pack cuir à 700,00€, la peinture métallisée à 410,00€ ou encore la roue de secours temporaire à 70,00€ !


Deux bossages chromés ajoutent au style sportif

Wind moteur 1,6 16V 133 CH

en version  Exception 19 500,00€

en version Collection 21 000,00€

Parmi les options, on trouve  le pack cuir à 700,00€, la peinture métallisée à 410,00€ ou encore la roue de secours temporaire à 70,00€ !

Dès avril dernier, les internautes de huit pays européens dont la France pouvaient s’inscrire sur le portail  www.verygoodtrip.renault.com pour participer au casting d’une Road Trip et devenir les héros d’une aventure de télé-réalité sur le Web. L’équipe française s’est classée troisième sur huit.

PS Renault Wind est produite sur les lignes de la Twingo et de la Clio 2 dans l’usine Novo Mesto en Slovénie.

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